
Réaliser soi-même ses semis permet, entre autre, de faire des économies en achetant des semences plutôt que des plants (cela est intéressant pour des légumes comme les tomates par exemple). Cette démarche économique peut cependant être vite gaspillée dans des achats de pots et autres accessoires à semis, souvent vendus assez chers, alors qu'il suffit de jouer la "récup" à partir du tri sélectif.
Boîtes à oeufs, pots de yaourts ou de "petits suisse", barquettes et bouteilles en plastiques, briques de lait, etc : les récipients et les matériaux ne manquent pas mais il est important de bien les choisir et les préparer.
Adapter la dimension du récipient
Comme les semis n'apprécient pas d'être transplantés plusieurs fois de suite (voir les 5 conseils pour réaliser des semis en intérieur), il faut trouver la bonne taille de récipient pour chaque espèce : cette taille idéale est celle qui va permettre de garder les plantules dans le même pot jusqu'au repiquage en pleine terre. Elles dépend donc de la durée pendant laquelle le semis va être préservé en pépinière, et du développement de la plante.
Prenons deux exemples :
- les tomates sont semées en intérieur en février et seront mises au jardin à partir de la mi-mai, soit environ 3 mois après.
Des pots de yaourts ont la bonne dimension mais, à l'inverse, les alvéoles des boites à oeufs sont trop petites.
- Les laitues sont semées aussi en février mais mises en pleine terre (sous châssis) dès le mois de mars, soit à peine deux mois après. Dans ce cas, les boites à oeufs feront très bien l'affaire.
Organiser les semis en individuels ou en nombre
Il y a des légumes qu'il est important de semer en pots individuels, comme les courgettes. Leur développement est rapide et les plantules s'étalent assez vite. Trop serrées dans une même barquette, elles se gêneraient. En pots individuels elles peuvent prendre toute leur aise, jusqu'au repiquage à la mi-mai en pleine terre.
Par contre d'autres légumes, dont les graines sont d'ailleurs très fines,
supportent d'être semés dans une même barquette puis d'être éclaircis et enfin transplantés en pleine terre. L'éclaircissage consiste à retirer les plantules les plus fines pour ne garder que les plus vigoureuses. Par exemple c'est le cas des poireaux, pour qui les petites barquettes de fruits et légumes sont très bien.
S'assurer du bon drainage des récipients
L'humidité constante est absolument nécessaire pour la levée des graines. Par contre, l'excès d'humidité est fatal aux jeunes plants qui peuvent disparaître rapidement du fait du développement de champignons : on appelle cela la "fonte des semis".
Pour éviter cela, les arrosages doivent être constants mais toujours mesurés. Au démarrage des semis l'utilisation d'un pulvérisateur est d'ailleurs la meilleure solution. Les récipients de récupération doivent aussi être drainants en y perçant des trous dans le fond : si les arrosages sont "trop lourds", l'excès d'eau pourra ainsi toujours s'échapper.
Enfin, en intérieur, il est préférable d'éviter de couvrir les semis dès lors que les graines ont commencé à germer. Cela est valable par exemple quand on utilise une bouteille d'eau découpée dont la partie supérieure jouait le rôle de "mini-serre".
Utiliser des matériaux sains et non toxiques
Cette recommandation est bien-sûr valable pour tous les types de récipients récupérés et en particulier pour les feuilles de journaux que certains utilisent pour confectionner des petits pots à semis (ci-dessus à droite). Les papiers ou cartons imprimés à l'encre noire peuvent être mis en contact avec le terreau de semis et les jeunes plantes. Par contre les feuilles imprimées d'encres de couleurs (comme sur la photo ci-dessus) ne doivent pas être utilisées. Il en est ainsi pour les semis mais aussi pour le compost : seuls les journaux en encre noire peuvent être mis à composter.
Les ateliers de jardinage "Les travaux du mois" offrent la possibilité de suivre les semis et plantations sur toute une saison, pour n'en rien manquer et bien s'organiser.
Pour celles et ceux qui s'organisent bien, il est possible de vivre en autonomie légumière, avec les cultures adaptées à la méthode du "potager en carrés à la française".
C'est ce que l'on découvre pendant les "Visites du Potager en carrés à la française" et les "Ateliers de cuisine"
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